
Charte
Droits économiques,
couverture sociale complète,
revenus justes,
traitement équitable, maîtrise de nos outils :
la traduction est un travail, nous voulons des droits en conséquence !
Parce que nous sommes la cheville ouvrière de la publication de livres étrangers, et qu’un tiers des livres vendus en France sont traduits.Parce que nous ne voulons plus être la variable d’ajustement des projets éditoriaux, à plus forte raison en période de restrictions budgétaires.Parce que nous sommes des travailleur·euses de l'industrie du livre que notre statut d’artiste-auteur exclut du champ du code du travail : privé·es de négociations professionnelles, nous dépendons individuellement des conditions imposées par les maisons d'édition, qui sont nos commanditaires et diffuseurs.Parce que notre métier, la traduction d’édition, ne nous donne pas accès à des droits essentiels dont disposent les autres travailleur·euses : assurance chômage, salaire minimum, tarifs planchers, congés payés, droit de grève, médecine du travail, reconnaissance des maladies professionnelles, accidents du travail.Parce que notre indépendance nous coûte cher : burn-outs, trois semaines de congés non payés par an en moyenne.Parce que de plus en plus de collègues quittent le métier faute de pouvoir en vivre, y compris après des années d’expérience.Parce qu’il est toujours aussi difficile de débuter, d'autant plus quand on est jeune et sans réseau.Parce que la rémunération des traductrices reste en moyenne inférieure à celle des traducteurs dans cette profession très majoritairement féminine.Parce que la frénésie pro-tech du gouvernement accélère l’expansion de l’IA générative dans tous les domaines, y compris notre profession exposée.Parce que l’extrême-droite gangrène l’édition, la culture et les médias.
Nous créons le
Syndicat des traducteur·ices de l’édition en France
pour améliorer nos droits et nous défendre contre les agressions technologiques, fascistes et capitalistes.
Nous voulons :
La maîtrise pleine et entière de nos outils de travail
Être reconnu·es comme des travailleur·euses à part entière, pour que les artistes soient aussi bien défendu·es que leurs œuvres
La mise en place d’une continuité de revenus pour les artistes-auteur·ices
Lutter contre la fascisation de la culture et sa concentration capitaliste
Défendre des politiques culturelles émancipatrices, non élitistes, exigeantes et ouvertes, favorables aux travailleur·euses de la création
Refuser l’invasion de l’IA en traduction, dans la création et l'édition en général. Intenter collectivement des actions en justice contre les entreprises qui utilisent nos œuvres à notre insu
Œuvrer avec les autres métiers du livre et de la création pour de justes conditions de travail dans l'édition et la culture : correcteur·ices, préparateur·ices de copie, éditeur·ices, écrivain·es, maquettistes, illustrateur·ices, scénaristes, dessinateur·ices, libraires, agent·es littéraires, imprimeur·ses, représentant·es, préparateur·rices de commande, manutentionnaires... qu'iels soient salarié·es, artistes-auteur·ices ou freelance... Les avancées et les conquêtes sont collectives !
Participer aux organisations professionnelles pour l’administration de notre organisme de Sécurité sociale (la 2S2A)
Abandonner le principe de l’amortissement du montant de la traduction sur les ventes de l’ouvrage (dit « à-valoir ») et percevoir des droits d’exploitation dès le premier exemplaire vendu
Des négociations de secteur périodiques spécifiques à la traduction d’édition et aux conditions de travail des traducteur·ices
Un tarif minimum digne et contraignant, à la tranche informatique de texte traduit
Mettre fin au travail gratuit pour les tâches annexes (fiches de lecture, essais et échantillons de traduction, promotion, interprétation…)
La féminisation systématique des contrats de traduction quand le traducteur est une traductrice (soit dans 78% des cas)
Être systématiquement reconnu·es comme auteur·ice de l’œuvre traduite partout où elle est mentionnée
Nous rejoindre
Si vous vous reconnaissez dans les valeurs et les revendications du

rejoignez-nous pour organiser ensemble son fonctionnement collectif, indépendant et horizontal.Pour cela, rien de plus simple : écrivez-nous un mail à l'adresse [email protected] pour nous faire part de votre intérêt et vous abonner à notre lettre d'info.
Agenda
En attendant que le Stef se dote d'une existence juridique et dépose ses statuts,
rendez-vous le
28 juin 2026
à la grande
Assemblée générale du Livre
pour assister à des tables rondes et participer à la création de votre syndicat.
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Le présent site, accessible à l'URL https://le-stef.carrd.co/, est édité par un collectif de fait œuvrant à la création du Syndicat des traducteurices de l'édition en France (STEF).Dans l'attente du dépôt officiel des statuts du syndicat, l'édition de ce site est placée sous la responsabilité temporaire de :
* Responsable(s) de l'édition : [information à venir]
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La Direction de la publication est assurée par : [information à venir].3. Hébergement du site
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